mardi 12 janvier 2010

Les zones minières cibles des resistants et milices

La Zone Minière autour de Butembo qui va de Manguredjipa à Eringeti en passant par Masoyi-Vurondo-Biakato-Mandelia, est devenue le théâtre des incendies des villages, assassinats et déplacement massifs des populations orchestrés par des hommes en armes dont l’identité reste toujours floue. L’attaque d’Itendi(à l’Ouest de Butembo au Nord Kivu/RDC) survient deux semaines après celle de la localité de Bandulu réputé pour ses gisements d’or et de coltan. Toutes ces attaques se ressemblent en ce que les assaillants opèrent nuitamment, ne rencontrent jamais de résistance militaire et ne connaissent jamais de poursuite. Tout s’arrête au triste constat de l’attaque en attendant la prochaine victime. Les assaillants attaquent, incendient et pillent les villages. Ils provoquent les déplacements massifs des populations, et occupent les villages désertés. Ces assaillants vivent des récoltes abandonnées dans les champs et profitent des petites structures sanitaires du village fruit de l’action de certaines ONG internationales.

Dans la nuit du Samedi au Dimanche 10 janvier 2009, l’agglomération d’Itendi, Groupement de MANDIA, Collectivité de Bapere, au Nord-Ouest du Territoire de Lubero. Itendi est situé à 50 Km de Butembo sur la route de Manguredjipa en pleine zone minière d’or. Cette localité a été attaquée à partir de 3 heures du matin par des hommes lourdement armés qui ont d’abord attaqué le camp militaire de la place avant de s’en prendre sans aucune inquiétude aux civils. Ils ont incendié plusieurs maisons en paille et pillé les autres l’une après l’autre de tout ce qu’ils voulaient. Effrayés par les détonations des armes lourdes, les populations civiles n’ont trouvé leur salut (ou sursis) que dans la fuite, abandonnant tout derrière eux. A l’heure qu’il est, Itendi est une localité fantôme car vidée de sa population qui erre dans les brousses ou sur la voie de l’exil.
Le bilan de l’attaque est selon des sources administratives locales de trois morts dont deux épouses de militaires et enfant aussi fils d’un militaire ainsique plusieurs civils du village grièvement blessés. D’autres sources parlent des militaires tués.

nationale. Le monde épris de paix ainsi que les populations civiles qui croupissent dans les forêts fuyant des attaques aux armes lourdes prennent bonne note de cette contradiction entre les dirigeants congolais et leurs propres populations.

samedi 9 janvier 2010

OUGANDA : Le Processus de paix dans l' impasse


Si vis bellum, para pacem? C'est un peu la tactique, vieille comme le monde, de l'armée de résistance du seigneur de Joseph Kony. Ayant compris qu'il échapperait difficilement à un jugement devant la cour de justice internationale, celui-ci reforme ces troupes et préparerait une nouvelle offensive
Les négociations de paix de Juba, entamées en 2006, semblaient prometteuses, et les négociateurs de l'Ouganda et du Sud-Soudan croyaient toucher au but. Alors que l'on attendait plus que la signature de Joseph Kony, celui-ci... ne s'est pas présenté à la cérémonie de signature le 10 Avril, prévue dans la ville frontière de
Rwi-Kwangba.
Selon IWPR et l'UNICEF, une nouvelle vague d'enlèvements d'enfants a eu lieu en RDC, Centrafrique, et Sud-Soudan. La LRA, qu'on supposait en train de désarmer, aurait en fait un nouveau camp d'entraînement dans le nord-est du Congo à Garamba, après avoir été repérée en février et mars dans le sud de la centrafrique.
Cette carte de la région permet de comprendre la dimension régionale du conflit : les quatre pays concernés par la LRA sont tous frappés par une grande instabilité et n'ont souvent aucun contrôle sur leurs frontières. Le Sud du Soudan est gouverné par les anciens rebelles, qu'on a vu soutenir (argent et nourriture) la LRA tout en tentant de les convaincre de négocier une paix lors de pourparlers à Juba (Sud Soudan), la RDC est toujours traversée de guerres (Itruri, Kivu, etc), le pouvoir centrafricain ne tient qu'à un fil. La guerrilla traverse donc les frontières tracées au hasard dans la jungle par les puissances coloniales françaises, belges et anglaises